12 Oct 2013

Actualités des Victoires de la Beauté | 2 commentaires

Mon voyage au centre de la Beauté

Le 23 Septembre dernier, j’ai eu le bonheur d’assister à la cérémonie des Victoires de la Beauté. Mais pas que ! En effet, toute l’équipe des Victoires a concocté un programme chic et choc pour chouchouter les reporters et blogueuses.

A mon arrivée, je me présente au comptoir réservé à la presse, où je reçois un accueil chaleureux et professionnel. C’est la première fois que je participe aux Victoires de la Beauté et que je mets les pieds à l’espace Pierre Cardin, dont la renommée n’est pas à rappeler. Il s’agit d’un lieu de standing, qui ne paie pas de mine lorsque l’on est à l’accueil mais qui dévoile tous ses charmes au fur et à mesure que l’on en découvre les espaces, dont le fameux théâtre où s’est tenue la cérémonie. J’ai apprécié de plus en plus le lieu en m’y promenant et en le découvrant.

 

Monde 1 : Le Showroom

Mon voyage au centre de la Beauté

Bon, je n’ai pas passé mon temps à détailler le lieu, à embrasser les moquettes ou à toquer dans les murs pour en définir la composition exacte. Non, j’ai aussi arpenté un très beau showroom dans lequel étaient présentés les produits lauréats. Les représentants marketing et commerciaux de chaque marque étaient bien sûr présents et à nos petits soins pour répondre à nos questions et échanger avec nous. Il était très intéressant d’échanger avec eux. A force de papoter, j’ai d’ailleurs perdu mes collègues reporters pour les Victoires qui avaient dû s’éclipser le temps de se faire maquiller, coiffer et d’interviewer M. William Mansion, comme prévu au programme. Rien que ça. J’ai donc clairement raté une partie de la soirée que j’attendais avec impatience, au prix de quelques cartes de visite glanées par ci par là, de quelques sourires échangés et d’un bonbon au caramel savouré après un jus d’orange. En même temps, je sentais bien que j’allais rater cette partie, avec ma chance légendaire et ma capacité à sortir des chemins tracés. Par expérience, je sais que je suis rarement une programmation et, souvent, ce n’est même pas volontaire.

Je suis donc restée plus d’une heure dans le showroom pour en faire le tour, et j’ai été frappée par les discours bien huilés des représentants des marques. En même temps, c’est leur métier. Mais on sent bien l’argumentaire de vente travaillé, le détail qui tue dans le discours, les termes bien choisis… rien n’est laissé au hasard. J’ai donc mangé du marketing à toutes les sauces et cela m’a fait sourire, cela m’a rappelé mes propres cours en école de commerce et tous ces cas rencontrés en entreprise. Je me suis rendue compte aussi que les services marketing et commerciaux, globalement, ont peur des blogueurs. Oui, c’est le mot juste. En tout cas, c’est le ressenti que j’ai eu. C’est-à-dire que si vous vous présentez comme blogueuse dans le domaine de la beauté, vous pouvez débiter des conneries impensables, en faire des colliers et les offrir à votre interlocuteur, il ou elle ne bronchera pas et se contentera de sourire. Un peu gêné quand même, votre interlocuteur reste un être humain. Par contre, dès que vous dites la phrase magique « non je n’ai pas de blog, je ne blogue pas, c’est juste un petit reportage pour le fun », les visages se dérident et vous n’avez plus à faire à un représentant lui-même hyper marketté mais à un individu singulier, ouvert et naturel. Les visages se dérident parfois tellement qu’ils se désintéressent finalement de vous, votre crédibilité tombe alors au degré zéro, voire en dessous.

 

Mon voyage au centre de la BeautéLe stand le plus gourmand, donne presque envie de manger le shampooing

 

Au milieu de tous ces argumentaires comprenant des mots d’emballage très bien trouvés, j’ai pu tout de même déceler un flot d’informations sur chaque produit de beauté non négligeable. J’ai lutté contre l’extinction automatique de mes neurones face au champ lexical de la vieillesse, ce qui n’était pas chose facile, d’autant plus que pas moins de 8 produits lauréats ont vocation d’anti-âge. Mais bon, moi, les rides et tout et tout, ça ne me concerne pas. D’abord parce que j’ai moins de 29 ans et ensuite parce que j’ai aussi moins de 25 ans. Et puis parce que je ne veux pas y croire, aux rides. Si je n’y crois pas, je n’en aurai jamais, n’est-ce pas ?

 

Mon voyage au centre de la BeautéLe meilleur stand pour la santé

Mon voyage au centre de la BeautéUn stand d’envers                    

 

Monde 2 : Le Théâtre

 

Comme dirait 1995, on passe à la suite, place à ladite cérémonie ! Je trépigne d’impatience car j’adore voir des gens défiler sur scène pour récupérer une statuette. Après un super showroom présentant à leur avantage les stars de la soirée (anti-âge, shampoing sec, crème aux extraits de carotte, etc.), j’ai hâte de voir la mise en scène de la cérémonie ! Problème : comme je l’ai notifié plus tôt, j’ai perdu le groupe des reporters beauté. Je me sens comme une mamie hollandaise en voyage all inclusive dans la savane qui aurait perdu de vue le van de son tour opérateur. Qui plus est, je serais une mamie hollandaise perdue qui n’a plus de batterie sur son téléphone. Qu’à cela ne tienne, je retourne à l’accueil où, décidemment, les hôtesses sont fort sympathiques, je dirais même qu’elles sont giga cools. L’une d’elle m’invite à la suivre jusqu’au théâtre où la cérémonie doit se tenir. Nous passons devant un bar somptueux mais vide pour le moment, donc sans grand intérêt, puis elle m’indique un couloir, des escaliers à descendre et je me trouve nez à nez avec l’entrée du théâtre. J’écoute ma logique incroyable et je mets un pied dans le théâtre, je descends les marches, je descends, je descends, je descends… J’ai l’impression d’aller voir Inception au cinéma, la salle est déjà remplie. Et finalement je m’assois à une place « réservée » parmi les premiers rangs. Erreur, on me voit sur l’écran de retour. Il y en a d’ailleurs une qui a regardé la cérémonie en direct sur le net et n’a pas manqué de signifier à son entourage que « Lolo passe à la télé ». Oui, dit comme ça, ça fait très album de jeunesse avec des oursons, des guimauves et des cocottes en papier dedans.

Rien ne retient votre attention… ? Cette année, pour la première fois, la cérémonie a été rediffusée en direct sur Internet ! C’est génial parce que les internautes ont pu vivre la cérémonie, découvrir en live les visages qu’il fallait attribuer à chacun des produits et aussi admirer en live la veste de Sandrine Quétier qui s’ouvre un peu trop sur son buste dénudé. Mon voisin de théâtre n’aura pas manqué l’occasion de me demander « quel est le nom de la présentatrice » au moment où le cameraman a fait un gros plan sur elle et… sur son soutien-gorge du coup. Ce sont des choses qui arrivent et qui humanisent aussi !

La cérémonie s’est déroulée très vite, j’ai trouvé cela dommage. L’animation était superbe, le duo William Mansion et Sandrine Quétier très réussi, très drôle et énergique. La remise des prix se faisait en revanche au pas de course si j’ose dire. Au moins, pas le temps de dormir, pas de longueur. J’avais juste l’impression d’être une machine à applaudissements au bout d’un moment car les séquences d’applaudissements étaient forcément très rapprochées vu le rythme battant de la cérémonie. D’un autre côté, ce rythme particulier m’a laissée sur le cul totalement admirative parce que cela demande des prouesses techniques auxquelles on ne pense pas forcément ainsi qu’une organisation à toute épreuve. Donc, à ce niveau de la soirée, j’ai envie de décerner un prix d’honneur au duo de présentateurs et aux équipes techniques, évènementielles, presse, etc. L’organisation d’un évènement, pour celles et ceux qui ne le savent pas, ça se résume par 20 cartouches de clopes achetées d’un coup pour être sûr d’en avoir assez le jour J (j’exagère à peine, avouez le). Pour celles et ceux qui ne voient toujours pas de quoi je veux parler, je vous invite à regarder le premier épisode de la série coréenne « Lie To Me », dans lequel on peut admirer une magnifique attaque d’abeilles lors d’un évènement éminent organisé à l’initiative d’une jeune employée du Ministère de la Culture. Inutile de préciser que cette attaque surprise compromet totalement l’évènement, mais qui pouvait la prévoir ? Bon, peu de chance de se faire attaquer par un essaim d’abeilles et assimilés à l’espace Pierre Cardin, certes, cependant les aléas du direct sont toujours imprévisibles et menacent à tout moment, sans vouloir être pessimiste.

Revenons à nos produits de beauté : les prix ont été remis et, c’est une cérémonie, donc chaque personne venue recevoir son prix a dit un petit mot. Malgré moi, je m’attendais à voir Mylène Farmer débarquer telle une écumeuse de cérémonies et faire des remerciements larmoyants. Que nenni (et heureusement !) J’ai noté que certains ambassadeurs des produits profitaient de leur passage en scène pour réciter une version édulcorée de leur argumentaire de vente ; une sorte d’échantillon. Astucieux. Rappelons que la sélection des produits primés a été faite par un jury de consommatrices (eh oui, girl power) et à l’aveugle ! Ceci est important, car lorsqu’on voit à quel point tout est réglé au niveau marketing, on peut se dire « oui mais bon le packaging, le budget com, le budget marketing, le budget de ta mère timbre pour envoyer les produits à la presse blablabla… ». Eh ben non. Enfin si, peut-être un peu quand même, le budget timbre est notamment essentiel : il permet d’envoyer les produits aux Victoires (clairement, les journalistes on s’en tape, l’avenir c’est les blogueurs-consommateurs) qui ensuite les déshabillent et les renvoient à leur panel. Du moins, je suppose que les opérations se déroulent ainsi ou presque. Bref, si je compte bien, nous en sommes à deux budgets timbres, ce qui est pas mal ; de quoi rendre verts les adhérents de l’UMP. Personnellement, je pense que le budget R&D est celui qui pèse le plus dans la balance. Du coup, ce n’est pas tout le monde qui peut s’offrir de la R&D digne de ce nom, ce qui explique qu’on trouve pas mal de marques renommées et imposantes parmi les lauréates.

 

Une révélation de toute beauté

 

Attention, il n’y a pas que les grands qui ont des idées, loin de là ! Les Victoires comptent une catégorie pour nous faire découvrir de nouveaux talents et d’autres moins nouveaux mais tout aussi talentueux, des produits innovants imaginés par des PME et qui gagnent à être connus. A mon sens, cette catégorie est totalement représentative des Victoires, car elle rassemble une diversité de produits qui laisse pantois ; il y en a pour tous les goûts. Elle met aussi en lumière de bonnes nouvelles idées en matière de beauté, en mode « on va révolutionner la beauté ». Un mot d’ordre ? Quotidien. Etre belle le samedi soir pour LA soirée au Queen Club avec DJ Paulette aux platines et Pete Doherty entouré des One Direction dans le carré VIP, c’est bien. Etre belle au quotidien, c’est MIEUX ! C’est ainsi qu’on se retrouve avec une lampe UV à la maison pour se faire des ongles qui en jettent, c’est ainsi qu’on range dans le placard en bois blanc ou rose pâle de la salle de bains des petites crèmes bien sympas qui sont si légères que l’on croirait qu’elles s’évaporent à peine en contact avec la peau, et c’est ainsi qu’on retrouve des effluves de fruits tels que la banane dans ses produits de beauté. Toutes ces petites choses, ce sont des détails mais des détails qui comptent ! Ce sont des détails du quotidien, qui embellissent ne serait-ce que parce qu’ils redonnent le moral et le sourire qui va avec ; sans parler de leur action réelle. Pour résumer, j’ai eu un coup de cœur pour le concept lié à l’existence de cette catégorie.

Ce fut la dernière catégorie présentée d’ailleurs, choix judicieux de conclusion de cérémonie je trouve. En effet, nous avons là une conclusion avec une ouverture, vous savez ces conclusions qui vous ont rendu dingue lors des dissertations les plus importantes de votre vie. En tout cas, moi, elles m’ont rendue dingue… Eh bien la cérémonie des Victoires de la Beauté s’est terminée sur une ouverture vers l’innovation, la jeunesse, le futur.

 

Mode d’emploi : comment faire rire un théâtre

 

Que rêver de mieux comme transition avant le spectacle de Bérangère Krief ? Et oui, clou du spectacle, cerise sur le gâteau, caillou dans la chaussure… euh non, crème chantilly et chamallow sur le cheesecake, chipendale et confettis dans la pièce montée, ticket gagnant d’Euromillion sous le sapin […], l’écran devient noir pour les internautes et pour le reste de la planète, la scène du théâtre s’assombrit et, rien que pour nous, physiquement dans le théâtre, Bérangère Krief apparaît tout sourire et avec une pêche d’enfer. Puis, elle disparait. A la fin du spectacle j’entends, pas tout de suite quand même. Bon, c’est vrai qu’il y a un entre deux, c’est son spectacle. Alors, que dire, que dire… C’est du stand up quoi. J’ai passé un bon moment, ce que je dis rarement d’un spectacle de stand-up, et je me suis marrée comme une baleine, à moitié avachie dans mon fauteuil rouge. Bref, c’était comme à la maison, la Haägen-Dazs en moins et la 3D en plus. D’autant plus que j’étais assez proche de la scène, donc je voyais plus que bien Bérangère et sa manière d’occuper l’espace (elle l’occupe très bien). Côté texte, pas de surprise ; je connaissais les répliques par cœur. En même temps, c’est normal, elle n’a pas trente-six spectacles non plus (laissons lui le temps). La preuve dans Le Before sur Canal + quelques heures avant d’ailleurs, où elle a été invitée et a profité d’une question pour répondre par l’intro de son spectacle, tout simplement. Oui c’est possible, à la manière des responsables marketing ou commerciaux (plutôt commerciaux) qui arrivent à replacer leur argumentaire de manière évidente tout en recevant un prix. Le tout avec naturel, comme si rien n’était préparé. La classe. Attention, ne nous emballons pas, on reste loin derrière Valérie Pécresse qui est capable de placer son bouquin à toutes les sauces, avec naturel.

Mon voyage au centre de la Beauté

 

Monde 3 : Les Couloirs

 

Après ce spectacle humoristique frais, pétillant et plein de gros mots (chouette !), la soirée se poursuit au bar. Le tant attendu bar. Oui, enfin, je recontextualise un peu : nous sommes un lundi soir. Le lendemain matin j’ai notamment un rendez-vous à la banque et l’après-midi, un entretien dans un grand groupe que je ne citerai pas, donc on va éviter le bar. Un ou deux verres, ça fait pas de mal, c’est ce que vous vous dites. Erreur. Les deux premiers verres sont déjà de trop, le premier entrainant le deuxième, le deuxième entrainant le troisième, et ainsi de suite jusqu’à plus soif. Comprendre : jusqu’à plus aucune dignité ni aucune inhibition, AUCUNE. Donc à éviter. J’évite le bar telle une ballerine, virevoltant entre tous ces gens qui remplissent le couloir. Je me rends compte que le théâtre est grand, que beaucoup de personnes tiennent à l’intérieur et qu’un attentat ici aurait des conséquences humaines désastreuses. Je me faufile jusqu’à l’endroit où j’ai été accueillie au tout début car le vestiaire où j’ai déposé quelques affaires s’y trouve. Et là, surprise : l’accueil a été déserté, le vestiaire improvisé est vide de chez vide. Je refais donc le chemin inverse de l’accueil jusqu’au théâtre. Non sans mal. Oui, parce qu’avant de sortir pour rejoindre l’accueil initial dont l’accès intérieur a été bloqué, on m’a remis un sac en toile noire gigantesque rempli des produits lauréats. Dans le jargon, on appelle ça un beauty bag. Ce truc pèse une tonne. Je me demande comment je vais réussir à le trainer jusqu’à chez moi, dans le RER et tout. Les gens se déplacent tous en taxi dans ce patelin pour qu’il leur paraisse normal de partir d’une soirée avec un attelage pareil, ce n’est pas possible autrement. Chargée telle le Père Noël, je reviens donc de l’accueil à l’entrée du côté du théâtre. Je dépose ma hotte aux pieds de la charmante hôtesse qui doit être bodybuildée à l’heure actuelle après avoir soulevé tous ces beauty bags pour nous les tendre gentiment. Je lui dis que je reviens. Je descends vers le théâtre et, stupeur… il y a un énorme vestiaire dans lequel ont été transférées mes petites affaires. Ce truc est génial, vous déposez vos affaires à l’accueil presse et vous les retrouvez dans l’immense vestiaire à la sortie du théâtre alors que ce n’est pas la porte à côté. Magie. Je récupère mes affaires, mon sac énorme de produits de beauté et je pars dans la nuit noire.

 

Téléportation dans le Monde 0

 

Après environ quarante minutes de métro et de RER ainsi que deux étages montés à pieds, c’est ma propre Victoire que je savoure. Enfin de retour au bercail, je traine mon gros sac jusqu’au pied de mon lit… enfin, mon clic-clac. Et là, alors que je pensais être épuisée, je retrouve toute ma vitalité et je déballe les produits toute excitée. Je fais quand même une petite montagne de produits « intouchables », « indésirables », « rejetés » avec les anti-âge.

 

Monde 0 : La vie réelle

 

Après déballage, je suis trop heureuse. La semaine qui s’ensuit est une semaine comme les autres, avec des entretiens à passer dans diverses entreprises (recherche d’alternance, mon amour) et copines à voir, ballades nocturnes à Pigalle, aux Champs-Elysées et au Louvre… Paris comme j’aime. Sauf que j’ai des armes secrètes qui m’accompagnent désormais : une crème pour le teint, un sérum anti-poches-sous-les-yeux, une crème BB pour les lèvres, un démaquillant frais et au top, un mascara qui me fait des cils incroyables (mais vrais) etc. J’ai ajouté à mon train-train quotidien des détails qui rendent plus belle et plus heureuse, en plus de mes petits rituels habituels.

 

Conclusion : ou comment résumer 8 pages (5 si on enlève les photos) en quelques lignes

 

Pour résumer en une phrase accrocheuse cet évènement dont je suis très heureuse d’avoir fait plus ou moins partie, je conclurai comme suit :

Les produits estampillés Victoires de la Beauté : essayez-les, vous trouverez forcément votre bonheur.

Mais qu’est-ce que le bonheur ?

Voilà, ça c’est une ouverture possible à ma conclusion, je vous laisse disserter à ce sujet et je vais regarder un épisode d’une série japonaise nommée Q10 ; tiens donc !

 

Lorene

 

 

  1. mes petits bouts de bonheur : un mot, un parfum, une image… un petit bout de bonheur peut en entraîner un autre.
    Bonne journée.

  2. j’ai adoré te lire !

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